ce que vos yeux vairons

08/01/2024,

Gran Partita, apothéose, le jour fond
Le chat mesure l’épaisseur de son poil
Les couteaux de la bise,
Mais le côté du carreau orangé
Où luit le reflet des feux du lampadaire,
Où rôdent les noirs et blancs de son frère,
La rue,
Le chat tourne les talons,
Demain
La toison empesée de givre,
La fraise élisabéthaine tremblante,
Oiseau de nuit

08/01/2024,

Une broche de bronze verdi,
La pousse de pissenlit qui rayonne
Trois baleines de parapluie
À la surface du terreau vide
Le chaud et le froid, de part et d’autre du carreau
Le chas du givre, de jour en jour élargi
Cet oculus,
Sans cesse travaillé sous la banquise
Par le phoque qui vient y respirer,
Comme une cicatrice
Qu’il ne faut se laisser refermer
Ténu passage
Entre l’obscurité des souterrains
Et le monde d’en haut,
Est-ce cela
La poésie

Jpeg