ce que vos yeux vairons

24 janvier 2024

Dans un mois, la guerre aura pris un an de plus
Les hommes n’en sortent pas grandis
Déjouer l’implacable futur antérieur
Le Temps du Rêve,
Labyrinthe de buis,
Le Minotaure, Hathor,
Le ciel des souterrains noirs,
Soleil levant sur Louxor

24/01/2024,

Accompagner le chant de la baleine,
À bouche fermée,
Une bulle d’air close sur l’ison
À la commissure des lèvres
Remonte vers l’horizon,
Rien n’en sourd
In petto.
Lui laisser le champ libre
La mer est sa maison
Son pré carré, l’eau
La sincère chamade du coeur
La troublante percussion
D’un boléro,
Révolution du danseur
Autour de son aria
Sa spirale guidée
Par son tuteur,
Le goutte à goutte
D’une encre marine
Diluée dans le courant
Lentement glissando,
Rideau sur la comptine

24/01/2024, bout de ficelle

Un fil-chenille tissé en nid de chrysalide
Le déroule un enfant, colimaçon de Zan
Réglisse cirée et papillon de nuit noire
Rien ne se perd tout se transforme
De cocon en machaon, pâte à modeler
Le friable filet du rêve se renouvelle
Incessante vague qui regonfle
Aussitôt détricotée la phalène mue
En baleine à bosse sous les doigts d’un moussaillon

24/01/2024, dictée

Ce balancement, tantôt collant effusif
Lent. Une pâte de verre qui avance sa langue
Pied précautionneusement prudent, escargot
Qui enveloppe le relief, son sillage
De bave brillante vitrifie une herbe
Couchée sous cette loupe la mise en exergue
Du brin vert en point d’exclamation étouffé
Tantôt explosif, une expression volcanique
En nuée ardente, la sève du printemps
Réinvestit le corps des arbres sous pression,
La tessiture d’une basse grondante,
Des paquets de mer jaillissent de la gueule
Du lion,
Météorologie des humeurs qui impriment
Au tampon le rythme de leurs saisons,
Des traces de socques de bois gaufrent le papier
Et parfois rien de grave ne l’entame, les clous
De la chaussure, rétractiles
Des griffes de chat, en chaussons de soie,
Selon