27/01/2024, pantoufle de vair
Voile ferlée, une robe de bal à l’embarcadère
À la bonne heure ! Une princesse en marinière
Refus d’obstacle, sa botte secrète: un lapin

Voile ferlée, une robe de bal à l’embarcadère
À la bonne heure ! Une princesse en marinière
Refus d’obstacle, sa botte secrète: un lapin

Toutes ces piques lancées à la face de l’hiver
Tige d’un vert nouveau-né jaillie du bulbe
De muscari, comme l’épée de carton
D’un enfant déguisé, vers le ciel
Qui souffle le chaud et le froid,
Versatile
Carnaval et fleur sous le gel
Printemps de pacotille
Février dur comme la pierre
Brûlera année du dragon
La verdure à la course de lièvre
Et l’hubris du bourgeon
Du pis des nuages, des gouttes de lait qui caillent
Au moment de prendre congé, il met les voiles
Fuseau, le bateau en bouteille replie ses ailes
Le passage du goulet du goulot étroit
La taille d’un corps que l’on cercle à deux mains,
N’est rien, en jaillit, comme sur la rivière Li,
Le trait, poisson d’argent au bec, d’un cormoran
Après la pêche, la flèche gonfle ses plumes sèches,
Oiseau,
Ainsi en va-t-il de la caravelle, passé
Le pertuis,
La coque, navette d’un petit gâteau
Retrouve, déferlée, sa silhouette,
Petit bateau
Épines ébréchées de la rose, barbules d’une flèche
Qui passe par le cœur, à fleur, les initiales
Haut-relief dont le sceau plonge jusqu’à l’aubier,
L’arbre, sceau-cylindre, dazibao, fait écran,
Feuille qui spirale autour d’une colonne de Trajan,
Désoriente la hache du bûcheron,
Il passe le long de l’entrelacé serment,
N’y voit que du feu,
Sans apercevoir l’essence
Qui en consume le bois
Dans un mois, la guerre aura pris un an de plus
Les hommes n’en sortent pas grandis
Déjouer l’implacable futur antérieur
Le Temps du Rêve,
Labyrinthe de buis,
Le Minotaure, Hathor,
Le ciel des souterrains noirs,
Soleil levant sur Louxor
Accompagner le chant de la baleine,
À bouche fermée,
Une bulle d’air close sur l’ison
À la commissure des lèvres
Remonte vers l’horizon,
Rien n’en sourd
In petto.
Lui laisser le champ libre
La mer est sa maison
Son pré carré, l’eau
La sincère chamade du coeur
La troublante percussion
D’un boléro,
Révolution du danseur
Autour de son aria
Sa spirale guidée
Par son tuteur,
Le goutte à goutte
D’une encre marine
Diluée dans le courant
Lentement glissando,
Rideau sur la comptine
Un fil-chenille tissé en nid de chrysalide
Le déroule un enfant, colimaçon de Zan
Réglisse cirée et papillon de nuit noire
Rien ne se perd tout se transforme
De cocon en machaon, pâte à modeler
Le friable filet du rêve se renouvelle
Incessante vague qui regonfle
Aussitôt détricotée la phalène mue
En baleine à bosse sous les doigts d’un moussaillon
Ce balancement, tantôt collant effusif
Lent. Une pâte de verre qui avance sa langue
Pied précautionneusement prudent, escargot
Qui enveloppe le relief, son sillage
De bave brillante vitrifie une herbe
Couchée sous cette loupe la mise en exergue
Du brin vert en point d’exclamation étouffé
Tantôt explosif, une expression volcanique
En nuée ardente, la sève du printemps
Réinvestit le corps des arbres sous pression,
La tessiture d’une basse grondante,
Des paquets de mer jaillissent de la gueule
Du lion,
Météorologie des humeurs qui impriment
Au tampon le rythme de leurs saisons,
Des traces de socques de bois gaufrent le papier
Et parfois rien de grave ne l’entame, les clous
De la chaussure, rétractiles
Des griffes de chat, en chaussons de soie,
Selon