11/01/2024,

Cœur noir couronné d’or, y voir un tournesol ?
Corps céleste en sables mouvants où s’enfonce
La lumière, margelle d’un puits sans fond, un trou noir
À la chair transparente dans la nuit stellaire,
Sa seule parure, cette coiffe ardente, pétales de fleur
Qui ceint le mystère, est-ce cela, la poésie
Gran Partita, apothéose, le jour fond
Le chat mesure l’épaisseur de son poil
Les couteaux de la bise,
Mais le côté du carreau orangé
Où luit le reflet des feux du lampadaire,
Où rôdent les noirs et blancs de son frère,
La rue,
Le chat tourne les talons,
Demain
La toison empesée de givre,
La fraise élisabéthaine tremblante,
Oiseau de nuit
Une broche de bronze verdi,
La pousse de pissenlit qui rayonne
Trois baleines de parapluie
À la surface du terreau vide
Le chaud et le froid, de part et d’autre du carreau
Le chas du givre, de jour en jour élargi
Cet oculus,
Sans cesse travaillé sous la banquise
Par le phoque qui vient y respirer,
Comme une cicatrice
Qu’il ne faut se laisser refermer
Ténu passage
Entre l’obscurité des souterrains
Et le monde d’en haut,
Est-ce cela
La poésie

Le fer est réputé ne pas brûler le linge,
L’oublié sur la planche, je suis distraite, hautbois
Et clarinette, et chemisette, de Mozart
Qui prend feu, la galette au four l’avoir à l’œil
Dorée la cuisine ordonnée, sérénade
La princesse qui pâtisse change de pelisse
Sur le presse-agrume, petit Râ une citrine
Fait des pointes ballerine, mode d’expression
Soleil authentique sur le torse de Jeeves ocre
Tranquille météore toujours en perce, pierre gemme