18/02/2024, dans le tambour de la machine

par marronbleu

Le parcours a pris ces contours-ci
Sa source, dans une pièce aveugle,
L’interrogatoire sous le feu d’un plafonnier
Une table, une chaise
De l’espace, pour déambuler,
Tu es tour à tour le tourmenteur
Et l’incarcéré,
Et le maître des clefs.
Quand l’autre va vaquer
Le ton change,
La cellule ouatée au papier peint à fleurs résonne
Du glissement,
La voix feutrée avale un entonnoir,
Pièce au gueuloir
Un pan de mur est entièrement
Consacré
Au miroir sans tain
Ce tableau noir couvert
De calligrammes
Moi Je
Fronton à chistera
Qui te renvoie la balle,
Avec régularité,
Et son écho bosselle ton front.
Et puis un jour beau entre tous
Au détour de la conversation
Jeeves et la solution
La dissolution du Moi Je
Allumer une lampe
Derrière le miroir sans tain
Et le voilà qui recouvre ses esprits,
L’opacité rendue à la transparence
Le miroir fend l’armure
Est une vitre
Et le regard franchit les montagnes
L’écho ne connaît plus de limite
Et porte au loin,
Ce que tu dis débarrassé de ses coques, mues
S’écaille,
En goutte peut-être autre chose
Qu’une phrase de notice,
Un bourgeonnement
Un mouvement convexe,
Vers le dehors,
Poésie ?