31/03/2024, à l’orient

De la cuillère à onguent, l’évaporation
Une rose, vapeur
Filet de fleur
Parmi les ossements
De jade, mais linceul,
L’illusion.
Un parasite qui tue son hôte,
Et la mort-même,
Est impuissante à y mettre fin,
Limbes.
Bâton de craie touché par une goutte
De vinaigre,
Bulles mises au jour
Son cœur inerte, matière à savon,
Les enfants irisés, et moire,
Leurs cheveux perlent,
Goûtent à la rosée
Tombez, lourdes tentures baroques
Fais ton œuvre, figuier étrangleur
Qui n’attentes au cœur,
Mais passes ses roches dures,
Strate
Après
Strate,
Démantèle
Les poumons d’acier
Laisse en l’état
Les encens vénéneux,
Retomber
Froids,
Arrache des entrailles
Du Vieil Homme
Forclos
Son petit enfant,
Délivrance,
Sous les fougères,
Étoile au chanfrein
Repose un faon
De l’émeraude râpée à foison, gazon
Même Un Jour sans Fin peut avoir un dénouement
Écosse, au dessert. Aérienne Dame Blanche
Neandertalien chat au poil de yak, faire court.
Réversible dentelle de Lefkara, l’envers
N’est reflet
Joueur compulsif jusqu’à l’illusion perdue
Ô nuit où poussent de sombres bois de justice,
L’arbre, flétri
Une fraction et deux larrons, l’un est l’autre
Jusqu’au jour où
Dis une seule parole et je serai guéri
L’Homme Vert dore au soleil, lézard. Caméléon.
Je suis un fakir
Douillet
Couché dans son lit
Il est de la nature des ressorts ensachés
Qu’ils affirment tôt ou tard leur velléité
Et percent dans les épaisseurs du matelas
Une voie jusqu’à ma conscience somnolente,
Sans mollir, franchissement du gué dans les clous
Il fait si beau dehors, l’herbe est à la feuille d’or
Des jonquilles, en boire le lait blanc, la nostalgie
Du vert
À main droite, l’arsenal moderne, thermomètre
Electronique
De l’autre, l’électuaire
Et l’enseigne de fer forgé de l’antique
Apotheker,
Ces pots peints de cyan, chapeau chinois, inscription
Latine, abréviation
Respirer l’odeur des caravaniers d’épices
Passée par les dunes
Astronomie
Je guette dans les écrits le brin de persil
Entre les dents,
Une planète habitée
Aucun mot tiré à quatre épingles
Si ce n’est pour le tanner
Peau de banane tigrée,
Pour le carquois
Flèche empennée
D’une fleur de pissenlit séchée,
Tout autre,
Le tissu empesé pour ne pas faire un pli
Dont rien ne transpire
Une fleur à l’odeur de carie,
Le chat contrarié, il a ses jours,
Piano mécanique de la poésie,
À la manière de,
Joue-moi une fausse note,
Quelque chose
Que tu aurais façonné
Avec la terre de ton jardin,
Ta griffe à la première note
Bouche fermée,
Se passe de mode d’emploi
Tous les matins le bateau coule
Et tu l’écopes
Sans le secours d’une écuelle
Paume en peau de requin,
L’autre de velin,
La carotte sauvage,
Et le bâton de marche
En ligne de partage des
Hejnal,
Détaillés
Du plus gros au plus petit
Comme ce lacet de pâte à nouille
Qui croît et se multiplie
Mille et toujours le même,
Minuscule échoppe
D’un bouillon,
Ramen,
Goût de la livèche,
Et de la plante à curry,
Garum
À la sauce d’ici