01/03/2024, regard
par marronbleu
Quand aucun être humain
Ne vous parle
Que ce qui vous touche
Vous blesse
Souvenez-vous des tout-petits
Qui bercent leur abandon
Le mors des barreaux de lit
Entre les dents
Le chat d’un roux passé,
Fantomatique
L’ombre lui tient lieu
De soleil
Et l’amour
Est une épice rare
Tenue au secret
Des nefs de vermeil,
Il mange des souris émaciées
Qui ne remplissent pas ses joues
Ses yeux d’une eau trop diluée
Émeraude charriée jusqu’à
Convenir à l’aquarelle
Ont été Veronese,
Il en reste quelque chose
Lorsqu’il s’applique
À vous poser
Sur la pointe
De son hameçon,
Et s’essaie au sortilège
Qui glisse
Sur le lisse caparaçon
De l’indifférence,
Alors il s’en va,
Famélique Werther,
Mais que juin te soit solaire,
Et ton pigment d’un vénitien
Profond,
Ô ce que peut une caresse,
Y voir la patte
D’Oncle Ho,
Être animal,
Quand parfois les hommes
Ne sont que des animaux

Et les mots s’agitaient
Dedans la transparence
de quoi envier Oncle Ho
– sa sapience patiente de chat ;
quand dit sapiens , d’humus,
le singe reste dans l’ornière de la création
Mitose, il y a de la vie dans la cellule
Werther
Vendredi
Victor de l’Aveyron,
Comment l’appeler
Le chat ne parle pas le français, ni aucune langue étrangère,
Prudente proximité