ce que vos yeux vairons

06/03/2024, tribulations

Formuler des vœux,
Voilà mon commerce,
Il faut tout dire,
Sfumato de pierre de l’Ange au Sourire !
Et bloc terreux noir,
La massive détente d’un boxeur,
Déboule le sanglier
Dans ses labours,
Il n’est pas regardant,
Dans le nuage
D’un papier de soie,
Une voiture folle, ingouvernable,
Quand écrire vous mène en bateau
Un grondement de sabots,
Un oiseau vole en éclat,
Ses cendres en pensive
Stryge
Retombent doucement
La cire du sourire fond,
Mais demeurent,
À la naissance des fossettes
L’ébauche des commissures,
L’outrage,
Et l’étrange
Grâce de ces beautés
Que ne définit
Aucun canon,
Intérieure,
Dit la pudeur,
Plonger sous la surface,
Là où rien ne flétrit,
Hormis ce qui se voit
Où le corps de la rose
Repose,
Natron de la bonté,
Immarcescible

06/03/2024, apnée

Jpeg

06/03/2024,

Humide, sur ses échasses vacillantes le faon
À peine sorti de l’œuf,
Ainsi le poème, au moment vulnérable,
Petite tortue sans autre carapace
Que sa pointe de vitesse
Vers l’ourlet de la vague
Et plonge,
L’encre sèche,
Lentement
Les pattes aux quatre vents
Parmi les hautes herbes
Une ébauche de biche
Se défroisse
Prend son essor,
La corbeille à papier
Bruisse
Roulée en boule,
Une feuille déploye
Sa crosse,
Une fougère
Sur un regret,
L’endurance d’un bourgeon
De phrase tordue
Qui a atteint le fond,
Et vagit,
Tout-petit
À l’abandon
Dans son moïse,
Lui prêter vie,
Encore une fois