ce que vos yeux vairons

19/03/2024, le temps d’aérer la maison, 3

La poussière en bouchon
Sur le couvercle de la bouteille,
Doublement obturé, le sirop de menthe,
Frais,
Et le sillage d’herbe coupée
Par le sabord ouvert
Sur le pré fauché,
Je tiens le livre de bord
Sur la toile cirée de la cambuse
Choisir celle d’une péniche,
Tête minuscule
Corps de la cale distendu,
Une tique, grise et lisse,
Le bateau,
Un galet de granit doux
Sur la nuque d’Oncle Ho,
Ne faire provision
Jamais
De cartes de condoléances,
Qu’il y ait disette en la matière
Et courir chez le marchand de journaux
S’il le faut,
Fragile étai de la superstition,
Demain, il faudra écrire,
Un mot-couteau-suisse-en-échange-d’-une-pièce,
Mais qui y pense,
À l’échange des bons procédés,
Qui dise tout,
Sans être lapidaire

19/03/2024, le temps d’aérer la maison, 2

Il sera porté en terre le jour du printemps,
Cayeu en habit.
Il faudra parcourir les souterrains
Pour le reconnaître fleur,
Dans son costume
Des beaux jours.
Deux oranges en Chèvre de Monsieur Seguin
Disposées sur la table
Ouverture de la pêche,
Le soleil de 17h00 passe, train de laiton à l’heure
Et se coule sous
La ligne de flottaison
De l’horizon,
Hier.
Les jonquilles jaunes,
Le boa avaleur d’éléphant réjouit
Mon cœur
Il va être l’heure,
Je tapote le baromètre anéroïde
La tête du chat roulé en crosse de fougère
Qui indiquent calme,
Pas un brin d’air.
Faire le tour
Du Jardin-Amour,
Le chat a fini sa toilette
Fermer la fenêtre.