23/03/2024, le temps d’aérer la chambre, 8
Astronomie
Je guette dans les écrits le brin de persil
Entre les dents,
Une planète habitée
Aucun mot tiré à quatre épingles
Si ce n’est pour le tanner
Peau de banane tigrée,
Pour le carquois
Flèche empennée
D’une fleur de pissenlit séchée,
Tout autre,
Le tissu empesé pour ne pas faire un pli
Dont rien ne transpire
Une fleur à l’odeur de carie,
Le chat contrarié, il a ses jours,
Piano mécanique de la poésie,
À la manière de,
Joue-moi une fausse note,
Quelque chose
Que tu aurais façonné
Avec la terre de ton jardin,
Ta griffe à la première note
Bouche fermée,
Se passe de mode d’emploi
Tous les matins le bateau coule
Et tu l’écopes
Sans le secours d’une écuelle
Paume en peau de requin,
L’autre de velin,
La carotte sauvage,
Et le bâton de marche
En ligne de partage des
Hejnal,
Détaillés
Du plus gros au plus petit
Comme ce lacet de pâte à nouille
Qui croît et se multiplie
Mille et toujours le même,
Minuscule échoppe
D’un bouillon,
Ramen,
Goût de la livèche,
Et de la plante à curry,
Garum
À la sauce d’ici