11/03/2024, mouvementé

Le chemin boucle,
Mille et un ressorts en éruption solaire
Chaque cheveu d’ange au pinceau d’or sur la tête
D’un putto songeur, l’enfer et l’endroit
D’une spire, et le chemin de servitude est mince
Entre les deux,
Une tortue échouée laisse filer son siècle
Sur le dos, un grain de sable
En pierre d’achoppement,
Le lent vaisseau est un coracle
Qui coriolise sur les flots,
Le bec d’un oiseau criard
Attaque le plastron
Une main qui passe par là,
Ou s’éloigne le pas,
Sur la plage de sable fin
Mouvant,
Le temps
De Vivien nu sur l’étang gelé
De Meletius
Tourne le sucre d’orge
Dans la vitrine du barbier,
Le cheveu tombe,
Compter sur les crânes
Glabres,
Un à un,
Comme en l’intérieur
D’un arbre
Ses anneaux,
Les bourgeons d’épis,
Le vide laissé
Par ceux qui ne repousseront
Pas,
La boucle,
En calme plat
Laetitia Esmeralda qui virevolte
Martinet du printemps parmi les oiseaux
De la tour, qui n’est encore que brise, le vent
Cinglera le rose edelweiss des sommets,
Délivrez-le de ses chaînes, la livrer à la haine
Laid idéal de la noirceur, en écusson
L’accident et la fleur, ourlés, kintsugi
C’est la vie
Séraphine écrivait des bouquets au Bon Dieu
Il tend sa cartouche d’encre, le muscari
À côté du carton des décorations de Noël
Déposer le tablier et les chenêts
De la cheminée, le chat en tenue d’été
Traire la pierre vache, petit lait est eau de roche
J’irai avec Jeeves girer autour de l’étang,
Jusqu’à ce que le pied fourche, comme une faute
D’orthographe sur un mot acéré, pompon rouge
Qui fait le clown, il est cancre, et le voilà
Son coquelicot, sa légion d’honneur d’un jour
Aussitôt dit, aussitôt flétri, rien ne dure
Agrainé, le taureau furieux de la colère
Arpente la cellule, malaisée gigogne
Hérissée de coins, toutes choses contondantes
Rentrées à coup de marteau dans la sphère,
Je n’ai rien d’autre qu’un peu de baume pour ses tempes,
Un grain de fenouil pour la boule noire au ventre,
Le tour régulier de l’étang jusqu’à l’usure
De la corne, le cœur n’est pas atteint, les pieds jurent
Seuls, et butent dans chaque caillou du chemin
Effigies d’une tentante muleta, calme !
Cris dans les roseaux qui bruissent, et décomposent
Leur bile en une farine sèche dispersée
Par le vent
Retrouver son souffle, l’endroit du sous-bois
Pailleté de petites fleurs, atmen
La voie est libre, fort, et clair
À Christophe