03/03/2024, elle est luth

À une question posée,
Deux conséquences,
Toujours,
La réponse,
Ou le silence,
Ligne médiane
Est l’inarticulé,
L’insensé borborygme
Ne sois pas obséquieux geignard qui quémande,
Ses plaies frottées au suc de rue,
Comme on repasse un costume de scène,
Sois à hauteur d’homme,
Celle de celui qui donne,
Apprendre à recevoir,
La main tendue frottée
Au sang,
Polie,
Patène
Il en accepte la clôture, la nuit tombe,
Sur le donjon et les forêts épaisses, le chat
Passé minuit, il ébranle le pont-levis,
Tête en bélier (manière de conjonction astrale)
Quand l’espace entre deux barreaux de la herse
Trace les contours sans porte d’une chatière
Bosse au front, bourgeon de rostre de licorne
Il insiste, cal et durillon lui font figure
De taurillon caracolant comme un cabri
Apprendre à lire entre les lignes de la herse
Et son front s’érodera, ancienne montagne
Passée au rabot du temps, volcan endormi
Une bulle de savon, transparent caméléon
L’Homme Vert
Et soudain le soleil, et son irisation
Lumière
À C.
Quand aucun être humain
Ne vous parle
Que ce qui vous touche
Vous blesse
Souvenez-vous des tout-petits
Qui bercent leur abandon
Le mors des barreaux de lit
Entre les dents
Le chat d’un roux passé,
Fantomatique
L’ombre lui tient lieu
De soleil
Et l’amour
Est une épice rare
Tenue au secret
Des nefs de vermeil,
Il mange des souris émaciées
Qui ne remplissent pas ses joues
Ses yeux d’une eau trop diluée
Émeraude charriée jusqu’à
Convenir à l’aquarelle
Ont été Veronese,
Il en reste quelque chose
Lorsqu’il s’applique
À vous poser
Sur la pointe
De son hameçon,
Et s’essaie au sortilège
Qui glisse
Sur le lisse caparaçon
De l’indifférence,
Alors il s’en va,
Famélique Werther,
Mais que juin te soit solaire,
Et ton pigment d’un vénitien
Profond,
Ô ce que peut une caresse,
Y voir la patte
D’Oncle Ho,
Être animal,
Quand parfois les hommes
Ne sont que des animaux
