21/05/2024, puis vint la pluie

Très ténu limes entre elles et moi,
Cadre métallique inférieur de la porte
Du bas sous lequel elles creusent leur galerie
Gouttes de pluie qui viennent quand je n’y suis pas,
Rigole,
Sinuent
Et nappent le sol, lente roue de l’éventail
Elles forment leur mur d’eau au dehors et ruissellent
La citadelle tombera sans coup de bélier
Souris, elles passeraient par le chas d’une aiguille
Une brève histoire du temps, Drogo
Désillusion pour l’apprenti le mage défait
De la fin jusqu’au début les effets du tour
De magie pose les éléments sur l’établi
Calmes aux quais déserts les cieux d’un gris immobile
La poésie est un petit homme vert
Transparent,
Aussi hermétique
Qu’une boîte avec couvercle
Tupperware.
Tu perds ta capacité à le voir
Aussitôt que tu atteins l’âge de raison
Et que tu apprends à lire.
Mais toutes les nuits,
L’âge de cristal
Se dissout dans le sommeil,
Minuit borne l’heure de l’innocence,
Jusqu’au premier rayon de soleil
Autrefois amis, nuages à l’inquiétante paréidolie
(Odin ! Odin !
Incantation.
La sorcière Kitala conjure les dieux,
Que refluent les flots loin
Du prince du Nord
Promis à l’ensevelissement.
Et le monde d’en-haut
Délivre sa réponse)
L’aire de la völva,
L’étranglement du verre entre les deux sphères
Du sablier
Sablier, la lumière coule sur le monde
D’en-bas
La liberté, ne rien demander à personne
Ne pas indisposer celui qui n’a pas cœur
À donner
Ne s’agenouiller que devant la pluie,
L’autel des dieux fleuri de l’étincelle
Les uns et l’autre ne sont pas homme
Mais son expression la plus noble, humanité