ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2024

07/05/2024, l’affaire est pliée

Grenade, et feuille, chi-fou-mi, fruit. De boucher

06/05/2024, brûlent les papillons de nuit

Ils sont une paire de bœufs
Reliés par le joug de bois.
Ces condamnés dont on exhibe
L’infamie,
L’étau de la cangue.
Eux mariés,
Maladie dégénérative est
L’infortunée alliance.
Ils regardent droit devant,
La tête scellée dans son carcan,
L’appariement d’Ivan et de sa femme vive,
Les chevaux de feu, Paradjanov

06/05/2024, Icare

05/05/2024, tête aux bigoudis, endormie

05/05/2024, l’arille pour l’encre, grenade

05/05/2024, « La couleur de la grenade » par Paradjanov

Blanc et sang brassard le coq sur le bras repose
Le bec du paon entre les lèvres est une anche
À la bouche de l’homme, alanguie cornemuse,
Et silence
Oscillante ocelle jaspée, la plume
Précieux ornement en flabellum, évente,
Passe devant l’œil, mouvement de pendule
Et monocle mêmement, trouble le regard
Qu’il occulte, et rend au jour, la respiration
Du métronome,
Qui joue de la lumière
Et des couleurs noires
Du bandeau

04/05/2024, les têtards, l’ondée

04/05/2024, renard en Colonel Chavert

04/05/2024, au petit garçon, 30, rue des Étoiles

04/05/2024, « Les chevaux de feu » par Paradjanov

La pente sous la neige et les traits noirs des troncs
L’hiver à flanc de montagne sur la forêt
Faon l’enfant Ivan court, neige jusqu’aux jarrets
Du vif-argent pris dans les glaces de la toile
Le renard d’Okokou en bosquet de bambous