08/06/2024
Le vide
Le néant, moins la présence des ruines
Pas l’ombre d’un vestige
Pas d’ombre
[Le temps suspendu à une tringle parmi les décors]
Le vide
Le néant, moins la présence des ruines
Pas l’ombre d’un vestige
Pas d’ombre
[Le temps suspendu à une tringle parmi les décors]
Dans quel méandre
Hans as-tu trouvé refuge,
Entre quelles pages grainées de sable,
Marque-page,
L’essor d’un cheveu tombé
De la tête de Rosa ?
Le temps n’a pas de prise,
Ne rouille, ni ne grise la spire
De liseron qui étend son ruban
L’Arbre de Mai,
Haubans de satin,
Vernis azur
Et cerise rosée
Sous la brise,
Une étoile de mer
Tend un bras,
Là,
À couper le souffle,
L’espace, et l’instant
Marqués du sceau humide,
Elle inscrit à l’embrun
Quelque chose qui s’étend,
Le papier se gorge d’eau,
Entretenir,
Comme l’on fait d’un feu,
L’empreinte vive,
Que l’ampoule d’un brin de goémon
La nourrisse,
Enfançon
Au sein,
L’image,
Sous cloche,
Comme la rose,
Est-ce le vide
Qui ne l’altère
Ou cet air riche,
Velours du souvenir ?
Celui qui plonge
Fait son mélange intime,
Ce qui passe par l’ombilic
Du narguilé
N’appartient qu’à lui