Demain 21 juin, Gilbert Garcin
De quel tricolore
Kakemono pendu en oriflamme,
Drapeau pour partie
Azur
De ce côté-ci du Rhin
Seront pavoisés
Les sapins
Lorsque nous reviendrons
De Forêt Noire
Là-bas ce qui bronze les aiguilles
Est un petit insecte,
Ici quel brunissoir
Applique sur les esprits
Son placage sombre
On parle tout bas
La main devant la bouche
Boa avale le poing
Comme pour étouffer un cri,
La plante des pieds tendres
Chauffe sur le lit de cendres chaudes
De la Saint-Jean
Et le vent venu
Du soufflet de la géhenne,
Ce cercle,
De neige noire
Et d’infini son nuancier
Entre deux plis,
Enroule son haleine,
Les mots à la carie
En boulet,
Le non-amour
Cette marge en paix séparée de la page
N’est rien.
Mais son âcre absolu
En ange déchu
La haine