ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2024

22/06/2024, bataille Cheval

O X O
Une pierre une croix une pierre
Palais idéal

À l’intersection des lignes
Qui se croisent
Aléatoire un carreau chiffré,
Une lettre,
Ce qu’il recèle,
Une figurine de chocolat,
Paravent de carton est la petite porte
Du jour au calendrier de l’avent,
Une mine qui flotte entre deux eaux
Hérissé Roland furieux,
Tête de virus,
Prêt à harponner le vaisseau
Jeté sur les hauts-fonds du papier
Floating boat
Est ton coracle,
Coque de noix qui tourne dans les remous,
Sans étambot
Annonce la Pythie,
Mais le manège.
Tu gires à toute allure
Dans une tasse de faïence
au motif floral de parc d’attraction,
Le vertige,
Du Sarreguemines

21/06/2024, licorne

21/06/2024, songe

La femme du pêcheur
Madame rêve
Brasse la marée, la pureté
Du cygne, algue blanche
Cueillie dans le jardin des dieux
Passent un cerf, son frère de lait
Lai de Marie de France
À la métamorphose
Le miroir s’incurve,
Et la nuit,
Celle du tropique
Qui plonge le soleil
Dans les flots,
Écheveau de laine
Dans le bain de teinture,
D’un indigo brusque,
Le corps pantelant,
Dans le sommeil des glaces.
Venue des profondeurs inertes
Crève la bulle,
Une ampoule d’encre
Libère son paraphe
Suie et eau parmi les cristaux
De sel
Noirs sur elle
Le croisement des fils
De l’épervier
Qui tombe
Doucement
Et se referme
Tentaculaire
Est le désir
De la proie
Pour son ombre
Avant la dilution,
Tournent les aubes,
Le chemin
De la roue

21/06/2024, du 33 tours

Demain 21 juin, Gilbert Garcin

20/06/2024, frères

20/06/2024, tour d’ivoire

20/06/2024

20/06/2024, brouillard

De quel tricolore
Kakemono pendu en oriflamme,
Drapeau pour partie
Azur
De ce côté-ci du Rhin
Seront pavoisés
Les sapins
Lorsque nous reviendrons
De Forêt Noire
Là-bas ce qui bronze les aiguilles
Est un petit insecte,
Ici quel brunissoir
Applique sur les esprits
Son placage sombre
On parle tout bas
La main devant la bouche
Boa avale le poing
Comme pour étouffer un cri,
La plante des pieds tendres
Chauffe sur le lit de cendres chaudes
De la Saint-Jean
Et le vent venu
Du soufflet de la géhenne,
Ce cercle,
De neige noire
Et d’infini son nuancier
Entre deux plis,
Enroule son haleine,
Les mots à la carie
En boulet,
Le non-amour
Cette marge en paix séparée de la page
N’est rien.
Mais son âcre absolu
En ange déchu
La haine

20/06/2024