03/07/2024, contraire
Les écoles vides,
Sans la cruauté des congénères,
Celle des mauvais maîtres
Marqués du sceau du malheur
Leur agonie,
Des maîtres mauvais, ils sont ainsi,
Sans les cours de récréation,
No man’s land
Où sautent les petits
Au rythme donné
Par les grands
J’aime
Les écoles
Rendues aux herbes,
Et au vent,
Les enfants,
La boule au bedon
La faute à la brioche,
Leur mine ravie,
Mitraillée de noir
Raisin de Smyrne
Caries sur les dents,
On les voit bien,
Ils rient,
Épine,
Épinal
Ces jours solaires
L’été aux quarantièmes rugissants
Mais de bistre ce blanc d’Espagne sur les vitres
Être de suie d’âtre,
Juillet au masque gerbe les seigles collant de glaise
Aux portes pendent les pare-mouches de noyaux de pêche
La canicule derrière le voile de la pluie sombre,
Et l’orage à l’eau écarlate décolore
Se laisse aller sur la terre,
Courir
Aux extrémités de Saint-Avold
Où la grande vague de marbre
S’est arrêtée,
Toucher du doigt du bois et de la peau de singe
Une écaille de croix
L’étoile et la lune,
Se dire que tout cela fut
Pour que je sois là,
Grand oncle Marcel
Ta tête de peine perdue,
Hans qui a changé de peau
Pour la grande Mattanza
En bateau
Est revenu,
Ô les flots
Over the rainbow
La couleur flotte,
De l’ange déchu,
Séjour de la lumière enfouie
Je suis de la race des hommes,
J’ai mon barda cliquetant
De vaisselle sale
Et je voudrais parfois demander
L’asile aux bêtes,
Pour le repos,
Et me laver