27/07/2024, nourrir les oiseaux

Je suis un chien
Quand
L’avalanche.
Un sapin
Un buron de pierre
Sèche
Une chèvre
Une bergerie
Les ours,
Tout est là
Et vaque,
À ses affaires,
Les foules
De la rue,
À portée de main.
Ce que je cherche
Est là
Mais je ne le vois pas.
Il me manque
La neige
Dans la cave
Qui donne sur les rangs de vigne
Le plafond dans l’ombre
Vers les hauts
La gaze des toiles d’araignée,
Vélum sur le foudre
Qui se vide
D’un pas lent,
Les porphyres,
L’eau pâle du quartz
Une danse paysanne au vin clairet lourde
Aux inscriptions molles
Varices des jambes sur le verre
Sans talent,
Coule jusqu’aux boues épaisses
De la lie
Le tonneau est grand,
Il faudra la fouler,
La cuisse bistre,
Et à poignées,
Collecter la vase
Des années.
Et là seulement
Avancer une chandelle
Puis tout le corps tout entier
Par l’étroite bonde
La nef est un point rouge
Dans le halo vineux
Dis rien
Est déjà de trop
La bête
Très attachée à sa pierre
Tourne autour d’elle