ce que vos yeux vairons

05/08/2024, écailles

05/08/2024, la constance

Feuilles,
L’amaryllis,
Et l’arbre à coings.
Les grains de pollen
Ont nourri le vent
Rehaut d’or sur les mésanges
Poussiéreuses,
Les lourdes fleurs,
En esprit,
Les bulbes ont trois fois
Enfanté
Et se sont tus,
Les fruits,
De rêve entre les ailes
Frileuses
De l’abeille au foyer,
Le printemps,
Maigre,
Et la ruche tiède,
Familistère,
Au ventre creux,
La petite endormie.
La Nature s’est mise
Au vert,
Le dos droit,
Rien ne ploie,
Branches gibbeuses,
Tiges arquées,
Les vases,
Les paniers,
Légers,
Le verre brille par leur absence,
Le tressage de l’osier saute aux yeux,
Vacance de la récolte,
Cette année.
Ce qui ne varie,
Ne souffre du gros temps
Et grandit,
L’eau a sa source
Intérieure,
Cœur à la noria
Où je m’abreuve,
Amour,
Jeeves