ce que vos yeux vairons

14/08/2024, coïncidence

Adelheid petite,
Vêtements de ville,
Loin de son alpage.
Ainsi la fougère
Derrière la vitre,
Bain de soleil,
Et coup au cœur,
Heimweh,
Périclite.
Dans le pré
Ployées les hautes tiges
Des ombelles,
La juste tonnelle
Des carottes sauvages,
Pour l’ombre,
Cette fleur de farine,
De la lumière au tamis.
Patience dans l’azur
Vienne le jour d’orage,
Sa pluie drue
Pour détacher la plante
De sa sellette,
La mettre au pis d’un nuage
Rosissent ses joues hâves
À nouveau
Chaque être,
À son intime place

14/08/2024, la question

Très grande vitesse du vent droit, tourbillonnant
L’arête tendre, la tête des gens
Où il s’aiguise,
Le cimier des branches
Enchevêtrées,
Ces bras croisés pour faire front
Dont casse l’aubier,
Les toits se soulèvent,
Hommes chapeautés brièvement
Le vent s’en mêle,
Et le soleil ?
En voulez~vous ?
Lance le commissaire~priseur
Et avec, la brûlure, et une lampe~tempête,
Lot prêt à consumer,
Le carton rougeoie
L’étoile est si proche,
À une respiration,
Peau à peau jointées comme ces blocs de pierre
Fondations mayas aux interstices inexistants,
Il fait l’article
L’hypnose du bagou
Noie le poisson
Une main se lève
Le marteau claque
La patate chaude de l’astre incandescent
Change de main
Lot suivant
Un savoyard s’avance
Taxidermie, dépouille de glacier
Dernier miaulement de poisson~chat,
Les eaux se retirent,
Excès terra….

14/08/2024, le vent, les champs