ce que vos yeux vairons

Mois : août, 2024

27/08/2024, atmosphère

Absorbé
Par l’ombre
Où se dissout le chemin
Il réfléchit
La lumière retourne à sa source,
Mouvements de la nuit.
Soulever le voile,
Attacher l’embrasse
À une étoile,
Jeeves ne fléchit.
Sur fond noir
Poisson des profondeurs
Précédé du fanal
Qui croît sur son front
À mesure qu’il s’enfonce
La peur du voyage fond
L’éclairage rend l’étrange
Familier,
Palier
Après palier,
La dernière bulle
D’air
Remonte à la surface.
Et Jeeves
Prend sa respiration

26/08/2024, cernes

26/08/2024, étrennes

Terne
N’est pas ininternessant
Mais couleur
Prête à éclore,
Du papillon,
Ailes
Jusqu’aux aisselles
Hissées

25/08/2024

25/08/2024, bonbon à la bergamote

25/08/2024, la jonction

Son feutre,
Tinctorial de laine bouillie
Châtaigne et charcoal immobiles
Sa cape d’invisibilité
Sur poudre de salpêtre,
L’écume d’un lichen,
Peau taillée sur mesure cousue sur le squelette
L’apprivoiser.
Le regret, un soir de lune, évaporé,
De la carnation, transparence d’une joue,
De l’aile couleur de colibri
De celui qui est frère
Du papillon
Qui s’accomplit,
Sa pantoufle de vair
Thébaïde
Nuit

24/08/2024, carré des simples

Il veille au grain
Sa vie aux pieds de l’épi
Ni aile, ni soleil
Ouvrière
Le souterrain
Est sa ruche
Plongée
Sous le champ de blé,
Bolduc de cellophane,
Le ver,
Osiris
Végétant

24/08/2024, nid

23/08/2023, aux iris

23/08/2024, eau de roche

Mer de bois ciré
Aux profondeurs miel
De châtaignier
De lame de sapin
Noeuds,
En ondes répétées
Crantent le parquet
Au fer à friser
L’arôme
Est de ruche chaude,
De sol
Après l’ondée,
Verre bullé
À la bergamote
Tout ce qui y repose
S’y reflète
Une chaise à huit pattes,
La lampe,
Et son étoile jumelle,
Comme ces figures
De cartes à jouer
Scindées
Chaque endroit
Valet dame roi
A son narcisse
À ses pieds.
Dans quelque temps,
Blanc d’Espagne
De la poussière