08/08/2024, jaimmologie
Perle et or
Le nuage de visages
Coffre aux trésors
Perle et or
Le nuage de visages
Coffre aux trésors
C’est sous l’écume
Déchirée d’un petit oculus,
Les mouvements de la cuisson
L’obturent sans trêve,
Que tout se passe
Il faut,
Comme un pêcheur
Assis sur son pliant ouvert sur la glace
Entretenir le trou,
L’espace taillé dans l’immensité blanche,
Et conjonction de coordination
Avec le poisson,
Qui remonte vers le minuscule rond
De ciel,
Pour la conversation.
Par l’ébullition,
La réduction du verger,
Comme une caravelle
Qui entre,
Mâts couchés
Par le goulot,
Dans la nef de verre
Du flacon.
Les coings
Après les premiers froids
De l’automne
Sont gelée
La mouche noire
Se met au vert
Dans le brin
De vitre
Où le reflet du pré
Pris entre deux lattes
Du store vénitien
Repeint,
Le temps de le dire,
L’espace mince,
Et la taille de celle qui le parcourt
D’un manteau bref,
Un rêve de Fortuny,
Qu’un nuage retire,
Comme par magie,
La rendant à
Son corps sombre,
Pharaon
De Nubie
Feuilles,
L’amaryllis,
Et l’arbre à coings.
Les grains de pollen
Ont nourri le vent
Rehaut d’or sur les mésanges
Poussiéreuses,
Les lourdes fleurs,
En esprit,
Les bulbes ont trois fois
Enfanté
Et se sont tus,
Les fruits,
De rêve entre les ailes
Frileuses
De l’abeille au foyer,
Le printemps,
Maigre,
Et la ruche tiède,
Familistère,
Au ventre creux,
La petite endormie.
La Nature s’est mise
Au vert,
Le dos droit,
Rien ne ploie,
Branches gibbeuses,
Tiges arquées,
Les vases,
Les paniers,
Légers,
Le verre brille par leur absence,
Le tressage de l’osier saute aux yeux,
Vacance de la récolte,
Cette année.
Ce qui ne varie,
Ne souffre du gros temps
Et grandit,
L’eau a sa source
Intérieure,
Cœur à la noria
Où je m’abreuve,
Amour,
Jeeves
Pour Jeeves
En moi,
Un cercle de saule moins rond,
Libre mise en rose
Des douelles
Qui fuient,
Gauchi aux angles
Chantournés
En forme de cœur,
De quoi y tenir
Droit
Les bras à plat
Étendoir à oiseaux,
Un endroit pour la caisse à outils
Si le cerceau se rembrunit
Et tente de reprendre
Sa forme initiale
Un levier,
Pour soulever des tôles
Un animal est prisonnier
Dans la nuit de la cave,
Ô Jeeves,
La prodigalité,
Rien n’est jamais de trop
Amour
Un haut-fond affleurant,
Ce roulement intrus
Chien dans le jeu de quilles
Du silence.
L’onde remonte la rue
À la volée un volet clos
Ouvre un oeil
Et un visage se penche
Un claquement sec d’éventail
La fenêtre tremble
Les embrasses lachées
Retombent les tentures
Le velours ensevelit le visage
Étouffe les bruits d’orage
De son étoupe
Baillon de la chaleur
Rien ne bouge,
Sauf le plissé soleil
De l’air liquéfié
Qui gondole
Le paysage