16/09/2024, oiseau

En silhouette d’oiseau,
Coup de ciseau sur le ciel
Et sa réparation hâtive au fil noir
Sur fond blanc,
Les gens,
Un tel un tel, ils se partagent
Le même nom,
Visage à la craie
Mis à plat
Théâtre Nō
Masque de Carnaval
Mais quand ils tombent à l’eau
Il devrait tomber, non ?
Mais soudé comme celui de l’énigmatique
Prisonnier
Ceux qui sombrent,
Portent déjà
Sans que leurs traits,
Là, une petite cicatrice,
L’enfant était tombé sur le menton,
Ici, une oreille percée, il y eut
Qui sait peut-être une dormeuse d’or
Au lobe pendue,
Aient revu le jour,
Et tour de passe-passe,
Le fer fond,
Fait de la place
Sur la tête stylisée du mannequin
À la cire funéraire,
Terre~planète~bleue
Carnation hématome de la peau
Nomen nescio
Très grand pêcheur pris dans les mailles de son propre
Filet
Tantale prend le thé avec Sisyphe
O Solitude
Jardin des cilices
Jeeves veille au
Grain
Poisson~coffre au couvercle
Ouvert sur le très~or
Amour
J’ai attendu trois ans
Et le jour où l’on m’a dit oui
J’ai sauté comme un cabri.
Elle s’est mesurée au temps
La sabreuse de ruban,
Avant de lever
Pour la première fois
L’infime bouclette de soie
Sur une tesselle de tissu perdu,
L’amorce rompue d’un motif,
Pointe de boteh,
Le savait-elle seulement
Perdu de vue.
Si l’œil défaille
Penser au moteur auxiliaire
Celui qui est soigneusement remisé
Dans l’appentis,
Qui fonctionne en cas d’orage
La nuit,
Lorsque le regard
Est brouillé de pluie
Année sabbatique
De l’arbre à coings.
Fol avril,
Frau Holle
A secoué
Les nuages de pluie
La neige
Qui a eu tout le temps
De se fondre,
Mie,
Panade, les pétales,
Aux quatre coins
Du jardin.
Ainsi l’herbe éclaircie
De son vert profond,
Céladon,
C’est là don de l’arbre,
La parcelle,
En~visagée
Sous un autre jour,
Le nuancier précieux
Enrichi,
Glauque~jade~prasin,
De l’année,
Le fruit