ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2024

12/09/2024, couleurs du temps

12/09/2024, le jour et la nuit

12/09/2024, midi revient toujours à la même heure

Disque de Nebra
La crêpe baghrir aux mille trous.
La carte du ciel
D’un monde
Mouvant,
Immuables ingrédients,
Mais les repères sont primesautiers,
Vivante pâte qui bulle
Où bien lui semble,
Constellation
Au petit bonheur,
Dans l’immensité noire
Du Téflon de la poêle.
Ne t’y fie, voyageur,
Pas même pour faire le tour
De la question,
Tu as beaucoup à perdre,
Le Nord,
Ton latin,
Désorienté, la vie.
Mais ni le moral,
Verre à moitié plein,
Considère qu’il y a à manger,
Os à ronger,
Entre chaque petit cratère qui surgit,
Et conséquemment,
Ni l’appétit

11/09/2024, thé

11/09/2024, le soleil prend de la hauteur

Je me frotte les yeux,
Le vent, de la vitre, le transparent,
Rendu chassieux,
Marbrures ebru
Des pollens mêlés
De pluie,
Liniment de l’automne.
Et l’électuaire
À donner à la cafetière
Qui crachine,
Asthme de calcaire,
Maux des objets
Et de la matière
Dehors, la corolle
De verre
D’un coprin
Avance sur le trottoir,
Parapluie en capuchon
Qui laisse tout voir
Des petits pas mesurés
De la dame,
Globe,
Et jambes démesurées,
Beauté
D’une méduse,
L’air est son élément.
L’eau brûlante
Sur la poudre de café
Prend son temps,
La créature,
Le haut imperméable
Le reste Mélusine,
À tout petits pas,
Chaussures étroites ?
Socques de bois,
La nuque en col de cygne,
Et cabas à pain
Passe lentement le coin,
Frêle esquif
Happé
Par l’horizon
La barrette de maisons
Le bout de la terre
Est encore loin

10/09/2024, aux perméables

Noires ruisselantes
Hautes
Fondations immergées
Et la tête en l’air
Les portes de l’écluse.
Scindės
Faune
Mélusine de Saint Nabor
Font des pointes
Sur la ligne de crête
Entre deux mondes,
Et le filet d’eau
Qui outrepasse
La clôture des vantaux,
Luisant sous la lune
Sillon perle de l’escargot
Mène vers la nuit,
Les rêves,
Cortège en habits
Des habitants
Du pays
De midi

10/09/2024, crosse, mouvement de la fougère

09/09/2024, éclos

09/09/2024, haute fidélité

Être prêt
Lorsque le cœur parle
De l’enfleurer,
Comme l’on fait des roses
Cueillies au matin,
Lorsqu’elles exhalent
Leur parfum.
Poser sur la pointe
D’un battement,
La feuille
De papier blanc,
Pareille à ces rouleaux de cire,
Es war einmal,
Recueillis devant la voix~aile~de~papillon
Au moment de la captation,
Condensée en un tour de sillon
Et qui s’épanouira
À chaque fois,
Dans le pavillon
Inspiré
De la fleur
De liseron.
Lire le long phylactère,
Ou le timbre-poste,
C’est selon,
Qu’il soit bref,
Ou disert,
Le dit du cœur,
Le conservatoire
De la mémoire
Sera sa grotte
Au désert
Fertile Qumran

08/09/2024, sourire en plissé soleil

Perce-neige qui passe outre l’hiver du visage