31/10/2024, les bruyères

Là où il ne peut
Aller,
À genoux, l’ombre
De l’anfractuosité,
L’impossible angle
Sans torsion du corps,
Le bref espace,
Entre le sol,
Et la faïence en surplomb,
Il envoie,
Du bout des doigts,
Son Cyclope,
Rond miroir
Lunaire Rover,
Blancheur,
Pas un grain de poussière,
Gris, le régolithe
Abandonné
Par le talon
D’un escarpin.
Le face~à~main
Passé sur le visage
Des lieux,
Son teint de drap,
Comme la poudre de riz
Au pinceau,
Sur la peau,
Figure
Du comédien,
Jusqu’au grain
De beauté lissé
Mais transparence
De l’incarnation
Perfect Days
Le crible
De sable,
L’haleine de la brume
Sur le verre.
Du bout du doigt,
Poli, un point
Transparent,
Trou sur la banquise,
Museau à moustache,
Le reste,
Sous la glace,
Le phoque
Prend l’air.
Un rond,
Et son cerne
De givre
Sur la vitre,
À hauteur
De plante verte,
Son lien au soleil,
Pont au change
Verre clair.
Occultant.
Un tour de loquet,
L’espace où il œuvre
Est un songe,
Brigadoon,
Brume,
Voile les murs,
Clic,
Infra~son menu,
La porte s’ouvre
Kitège,
Rendue au monde,
Père du caméléon,
Il lustre ses écailles
D’un tissu doux,
Attentif,
Le verre,
Comme il se doit,
Ici,
Comme à la table
D’un roi.
Perfect Days
Il prend soin
De la pierre,
Père
Des dalles,
Des murs
Du coquillage~porcelaine,
Jusqu’à l’infime interstice,
Ongle noirci
De terre
De son enfant
Jouant,
Edelweiss sis
À la jointure
De deux moellons
Cette fois~ci
Imperceptiblement,
Seul un parent,
Pour saisir
Dans le nuancier des blancs
La teinte qui se détache
De l’immaculé,
La pointe de papier
Incongrue,
Brin de persil
Sur un sourire,
Éclair,
Sans un bruit,
Le ciel est radieux,
La feuille pliée,
Et le quadrillage
Du jeu,
Entamé,
Patience,
L’à~venir
Perfect Days