11/10/2024
Si tu rancoeur,
Si rends ton tablier
Que restera~t~il de toi,
Homme mutilé ?
De la paille triste
À épouvantail,
Une coque dure,
Le cerneau de noix
Fraîche et tendre
N’est plus,
Ton natron te rétifie.
Sous la pierre,
Une forme fossile,
Ou espoir,
Bois mort pourrissant
Se décompose sa matière
Riche et tiède et noire
Débarrassée de sa noirceur,
Un ver y voit,
Une pensée pour toi,
À baldaquin,
Son nid
Le bras, la tige
La paume, le cœur de la fleur
Demi~rang de doigts
Une coupelle de pétales qui se tend
Au gré de la marée
Du mouvement des passants
Qui font une embardée,
Ne pas frôler
Le crochet
Des cinq minuscules
Tentacules
Qui cherchent de quoi,
Le chien de l’anémone
Hors d’eau,
Le sol froid
Est son terreau,
Pour la supplique,
Aboie
Tendre son demi~rang
À soi,
Réunir
Les deux moitiés,
Légère couture,
À la conjonction
Le soleil,
Et tous ses rayons
La rue bouleversée,
Les conduites se soulèvent,
Ici, la maison~qui~grelotte
La couleur bleue ne circule plus
Que dans le réseau
Des veines
Les mains,
Dont nul feu
Ne couve sous la glace,
Ouvre~moi ta porte,
Mon ami Pierrot,
Le gaz s’est évaporé.
Il me reste un fond de combustible
Fossile, un peu d’électricité,
Dit Maman Barberin,
Faisons cheminée.
Maison~qui~grelotte
Autour de l’âtre improvisé
Reprend bonne figure.
Faillite du compteur
Qui pète un plomb,
Et jette un froid
Dans l’assemblée.
Lanterne à bout de bras,
Et châle taillé dans un drap,
Tous
Comme un seul homme
Sonnent à celle qui fume,
Tiède maison~bois
Qui pousse les murs vers l’horizon,
Ajoute des chenêts,
Mi casa es su casa,
Jusqu’à.
Du chêne,
La cendre,
De la forêt,
Plus rien,
Juste l’effroi,
Les yeux embués.
Alors les~moins~que~rien,
Les coeurs~de~pierre
S’entrechoquèrent,
Jouèrent du silex,
Flammèche après flammèche,
Donner du baume à la misère,
Ils devinrent beau,
À la toute fin.
Les coeurs~d’~artichaut
Mirent du cœur à l’ouvrage,
Se deshabillèrent,
Les pétales pour les jardins,
Pour les bêtes, le foin,
Pour les maisons démantelées
Le divin