08/11/2024, le ciel, les dunes

L’heure tourne,
Inusable bête de somme
Attelée à
Sa meule,
Rien ne la détourne,
Épine dans le sabot,
Dans l’œillère,
Une déchirure,
La soif,
La soif de la fin du chemin,
Herbe grasse,
Ruisseau,
Ombre tombée du rameau,
Suspendre le temps
À une patère.
Elle aime sans compter
Le nombre de pas
Dans le giratoire,
Sans aspirer
À la rupture,
Au contre~courant,
Ordre de la monotone solitude,
Que rien d’humain ne dévie,
Paix
Plus petit
Qu’un poing
De nouveau ~né
Serré,
Sur le songe
Aux bandelettes
Croisées,
Droites
Les jambes de l’enfant
À l’étroit,
Les bras ferlés
Le long du corps
Endormi,
Ainsi,
Dans sa nuit
Chair blanche
À la patine de bronze,
Ordonne
Le château d’eau
La tige creuse,
L’épais papier plissé
De l’ombrelle
Dénuée de baleines,
L’air,
Et le soleil
Seuls seront
Ses étais,
Bulbe au noir,
Amaryllis