ce que vos yeux vairons

Still life

Inscrire
Dans le marbre
Des cénotaphes
L’empreinte d’une porte,
Les meubler de vivants
Assis en cercle,
Chaise paillée,
Certains raclent le sol,
S’installent sur le trottoir,
Taste~soir,
De vases en eau,
De morts
Qui font semblant
De dormir,
Leur souffle
Veillé comme évent
De baleine,
Joues à la dragée rose
Filant sur les pommettes,
Ouvrir les fenêtres,
Une mouche
Sur la fleur
D’un bouquet

Fusain

En l’obscurité
Le froid,
Bulbe,
Voilà ton lait,
Nourrice au sein
De marbre.
Tu en feras ton feu,
Où noircir
La brindille
De ton épieu

Pensant à M.N.

Forêt de kelp

L’ensablée

Si douce
À la pierre ponce
Pilate,
Larron hésitant,
Je n’y vois goutte
L’heure est là,
Et crie poliment
Écrase la mine,
Un autre labour
Dans le papier
Où rien ne pousse,
Tant de facettes de fauvette taillée,
Ouvrez les épingles de sûreté,
Qu’elle semble lisse
Sous le doigt,
Mais rebroussent la peau,
L’écharde,
Qui ne rentre pas dans le rang,
L’épine qui crève
De son rostre
Celui qui de la rose
Se fie
À l’habit
Et parfois,
Par tiret foi,
Le ramage
Et le plumage,
En oiseau
De paradis,
En son brûlant
Foyer
Lyonne

Pensant à Marie Noël

Fauburg

L’habit

Fauvette
Aux serres si diverses
De rose et d’ortie