ce que vos yeux vairons

Le baptistère

Karagöz

Touffeur
De buanderie dans la serre,
Canisse d’osier tendue sur le verre
Ombre de l’encens,
Dans la sacristie,
Placards de haute boiserie,
Du soleil qui cire la corne des lys,
Plisse les aubes épanouies,
Loïe Fuller
Sous la coupe
D’un amaryllis,
Est vapeur
Et gaze,
Oiseau tendu sur le balsa,
Le vent,
La sourdine de la brise
Par les évents
Les fanons ouverts
Drosse les fleurs,
Dispere
L’épice
Que prise la bruja
Sur le seuil,
Le soir,
Et la fraîcheur

Sans le carat d’un regret

Pure perte enrichit
Du plomb dans l’aile,
De son tour de cou de perles
Se condense toute,
Œil rond,
Son chant qui roule
Le long du fil
Électrique,
En bribe de duvet,
La tourterelle

Or~donne le don

Son trop~plein de sève,
Son plein d’essence,
L’arbre à coings
Qui craque
Les coutures du cerne
Neuf,
En fleur
De pensée
Le met de côté,
Que saunier,
Moine safrané,
L’hiver
En habit d’anémie,
Mitaines trouées,
En recueille
L’écume,
Et passe l’été

Plus de gravité

Jour nébuleux
La pluie met fin à sa chute
Points de suspension