Nuit blanche
Muette Mutte
Un doigt sur la bouche
Donne le la à tous les clochers,
Les heures accrochées aux cintres
Ne font plus partie du décor
Les petites roues tombent de la bicyclette,
Feuilles du printemps,
L’eau, l’élément qui se respire,
L’air,
À peine moins humide
Je ne peux pas me mettre à sa place
Il prend la mienne à chacun de mes pas
Sa main porte la trace de mes doigts,
Les clous des brodequins
Les pleurs salent les empreintes
Quand je pleure un peu pour lui
Il dit que cela ne brûle pas
Autour de l’oasis, tu gommes le désert
En faire, de pierre et de vert,
D’aride obsidienne,
Une serre
Pour les roses des sables
Ces oiseaux de paradis
La huche, pain en son achèvement, eau tranquille
La maie, effervescence de la ruche, torrent