ce que vos yeux vairons

Mois : avril, 2025

Rivage

Libre
De toute élingue,
Sectionnée
Par une murène ?
Broutée
Par un lamantin
En mal
De fil dentaire ?
Est le casier.
Vous le reconnaîtrez,
Rideaux aux barreaux
D’osier,
Pot de géranium~lierre
À la fenêtre
Entrouverte,
À l’embouchure
De l’entonnoir~hante~eau~noire,
Ronde,
Elle ne peut sortir de ses gonds,
Inspirée d’un lointain
Bilbon,
Une porte
En liège de bouchon,
Avec sonnette
À son nom.
Là est le lieu
D’un Bernard
Sans ermitage,
Son coquillage
Pulvérisé
Par un pêcheur à la dynamite,
Heureux.
Son ami est Nemo,
À l’heure du thé,
Sablés au gingembre,
Et rêveuse chenille
Au narguilé,
La Langouste Atmosphérique
Au piano mécanique
Joue,
des ronds dans l’eau…,
L’heure tourne,
Et le soleil fond
Flambeau au front
D’un poisson~lanterne,
Bribes en bulle,
Monte,
Par lents paliers
Vers le monde d’en haut
La chanson

Nuit de Kitège

Kitège

Pérégrin

Frère austral
Ta place sur le banc de nage
Du dragon~boat
File le long
Du grand banc
D’oiseaux,
Limaille,
La bruine
Des étourneaux,
Qui gonfle,
Jupe de Maryline
Sur la bouche de métro,
Sagaies,
Les grues,
Bousculées
Par d’ondulantes portées,
Lignes rouges,
D’Arezzo Gui
Et bec de cigogne,
Les hirondelles
En domino,
Peuple de cerfs-volants
Libres d’attache
Qu’aimantent
Le Nil,
Les marées
Du vent

~Palais Idéal~

Grand,
Le jugement.
Enfant,
Les lunes en croissant
D’ivoire glaçure,
Les étoiles,
Encens
De l’épice,
Les bonhommes,
Marzipan Brassempouy,
Corne de gazelle,
Dans le jardin des simples,
Les licornes paissent
Encore.
À l’emporte~pièce

Fers ouvragés,
Le goût des oublies