Le son retrouvé
Pinède,
Le dos le long d’un tronc droit
D’un huit couché de corde
Le jardinier le noue à son tuteur
Men~hir,
En rognon
De silex
Sagesse de la tortue
Qui entre,
Broyée carapace,
En la vierge de fer
D’un velin tendre
Cousu
Au point de croix,
Si infime,
Partage
De l’esprit
Du petit de la brebis,
Le Vieil Homme et la Mer
Le Vieil Homme est la Mère,
À la connaisance du chemin
Tortueux,
Il bêle
Par le gosier
De l’enfant
Je guette les crécelleurs,
La rue est coton et torpeur,
Un corbeau chamaille
Un bout de pain noir
À un moineau
Qui va au charbon
Sans un mot,
Le glissando
D’une voiture électrique,
En rang d’oignons
Les chats ont dans les yeux
Qui brillent,
Des corps
En arêtes
De poisson
Muette Mutte
Un doigt sur la bouche
Donne le la à tous les clochers,
Les heures accrochées aux cintres
Ne font plus partie du décor
Les petites roues tombent de la bicyclette,
Feuilles du printemps,
L’eau, l’élément qui se respire,
L’air,
À peine moins humide
Je ne peux pas me mettre à sa place
Il prend la mienne à chacun de mes pas
Sa main porte la trace de mes doigts,
Les clous des brodequins
Les pleurs salent les empreintes
Quand je pleure un peu pour lui
Il dit que cela ne brûle pas