L’Oiseleur

L’ascète n’est pas dans son assiette
Shangri~La il vient de libérer l’ogre en lui
Fine
À peine de l’air tremblé
Le jardinier la loue à la journée, ondée
Le repose~tête,
Demi~lune de bois
Celée sous un matelas de plume,
Le plafond oxygéné,
Où vaguent les ombres
Découpées,
Silhouettes aux ciseaux à ongles,
Floues coulées de sirop
Le ciel jongle
Avec les nuages,
Densité du coton d’orage
Shoji
Métrage de drap~peau~de~strudel
Réseau des veines~smyrne~et~bleu~thé,
Papier bible givré,
La transparence à peine
Contrariée,
Tu montes,
Tu descends du canapé,
Mille fois s’il le faut,
Tu es libre,
Pour le petit miroir
Là~haut,
D’un clin d’œil
Orienté,
Vers les étoiles,
Le sol,
Où est amarré
L’immobile vaisseau,
Poumon d’acier
Touffeur
De buanderie dans la serre,
Canisse d’osier tendue sur le verre
Ombre de l’encens,
Dans la sacristie,
Placards de haute boiserie,
Du soleil qui cire la corne des lys,
Plisse les aubes épanouies,
Loïe Fuller
Sous la coupe
D’un amaryllis,
Est vapeur
Et gaze,
Oiseau tendu sur le balsa,
Le vent,
La sourdine de la brise
Par les évents
Les fanons ouverts
Drosse les fleurs,
Dispere
L’épice
Que prise la bruja
Sur le seuil,
Le soir,
Et la fraîcheur
Pure perte enrichit
Du plomb dans l’aile,
De son tour de cou de perles
Se condense toute,
Œil rond,
Son chant qui roule
Le long du fil
Électrique,
En bribe de duvet,
La tourterelle
Son trop~plein de sève,
Son plein d’essence,
L’arbre à coings
Qui craque
Les coutures du cerne
Neuf,
En fleur
De pensée
Le met de côté,
Que saunier,
Moine safrané,
L’hiver
En habit d’anémie,
Mitaines trouées,
En recueille
L’écume,
Et passe l’été