Tête de linotte

Je être poète de croûtes, peintureuse
Du dimanche
J’ai trouvé ma place est venue à ma rencontre
Je suis heureuse
Subitement le vêtement que je porte
Me va comme un gant
Je ne bouge pas
C’est lui qui s’y colle
Que lisent en moi Jeeves e~s~t ma famille
De qui aurais~je crainte
Je suis leur enfant
Si ce que tu dis
Se relie à une couverture
Cartonnée
Ton écrit a du poids
À rien,
Ce sont paroles en l’air,
Vie de l’éphémère,
Envolée,
Ploc
L’irisation
Dans le train~fantôme,
Le squelette porte son masque
En pendentif,
Il a chaud,
Les crocodiles dans le marigot
En circuit fermé vaquent
Sans bruit, électriques
La main fausse faite pour frôler
De l’autre scrolle son écran,
Elle t’a ratée
Dans ton wagonnet,
Les cris lugubres, en rythme
Régulier
Te bercent,
Les toiles d’araignée
Mygales molles,
Fondues~enchaînées
Au projecteur du plafond
Le plastique coule.
Tu rêves de la chenille,
De la capote
Qui rabat brusquement
La poussière
Et la nuit
Sur les passagers
Du manège,
Finiront~ils
Papillon,
À la fin du tour.
À la lumière du jour
Après le chat
Et compagnie,
En troménie
La succession,
Litanie,
Le hérisson
Sa parentèle au berceau,
Tout ce qui vole,
Les corb~oiseaux,
L’infime monde
Qui s’écrase,
Ombre de nos semelles,
Camaïeu rose~de~Ronsard les lombrics,
Vert~Veronese et bleu~de~Chartres les mouches à
Masque Dogon un cherche~midi à douze heures
Noue sa serviette
À 2 p.m. balai~bissell le mille~pattes
Passe la vadrouille, et range la vaisselle
Pas l’ombre d’un papier gras
Nulle trace de doigt
De rien ils firent~feier festin de pain perdu
Retournent,
Avant la marche en avant
Pas de côté
Le piétinement,
Quelqu’un en gros sabots,
À l’obscurité.
Chacun a mangé
Nuit et jour le coucou ne compte pas ses heures
Sa course contre la montre au coeur de l’horloge
L’heure supp’, le graal, et son râle, il y a un temps
Pour tout