La chamade

par marronbleu

Voiler la face du malheur
De blanc d’Espagne,
Salar son linceul
Corrode les saillants,
Ne plus emprunter
Les canaux
De l’information
Qui charrient
Leurs sargasses de sang
Limiter le monde,
Son accès en chas
D’aiguille,
Que ne s’y insinue
Qu’avec peine,
Les fragments
Du fracas
L’haleine
De la poudre
Les bûchers
Et les hommes,
L’inépuisable ressource
Chair du combustible.
Passe,
Rose,
Par le trou de l’aiguille,
Avec ton bagage,
Épines rétractiles,
Ivresse des profondeurs,
Ton odeur,
Oreille absolue
De l’accordeur
Qui règle la table d’harmonie
Quand on touche
À la corde sensible
Du coeur,
Sur le pas de la porte,
La clientèle,
Les grincements
Au blanc d’Espagne,
Tout l’acéré.