ce que vos yeux vairons

Forêt Noire

So oder so, aber

Une taupe
Avec une perfusion de vitamine D.
Écroule son terrier.
S’est écroulé son terrier.

Midi, manger avec un dé

Plus je lis
Plus je m’enfonce,
Le conte joue avec le mélange
De sable, et d’eau,
Avec la peur qui se débat
Et la raison qui contrôle
Le mouvement,
Les battements
Du coeur

Grain de sable

Je me demande si sur les tympans
Il y a des vases communicants
Des vierges folles aux vierges sages
Tout est~il gravé dans la pierre ?
L’immobilité des choses,
Et tous ces bras en pont
Qui la nuit se tendent
De part,
Et d’autre,
Rien n’est plus dur
Que la mince ligne,
L’implacable marge
Qui laisse dans sa friche
L’ivraie,
Dans son enclos,
La rose,
Où est la rédemption ?
L’érosion,
Les hivers
Les pluies de printemps
Sont ciseaux sur les drapés
Les rideaux qui voilent
De leur sfumato
Les figures,
Celle du cœur
Remonte,
Haut~fond
Qui affleure enfin
Quand le grès
Se fend,
Tu es venu
Pour les tordus,
?

La tentation

Présumer de ses forces
Est remonter à la surface,
Où croisent le vide
Le carroyage des harpons,
Non,
Dans les profondeurs,
De retenir son souffle,
Sur les jardins infoulés,
Où les poissons en cercle font lanterne
Onsen,
Les fumeurs noirs
Aux panaches veloutés
Qu’étoilent d’électriques
Lucioles,
Un calamar fait la roue
Emporte comme au Prater
Vers les cieux
Moins azur que suie,
Ici je suis comme un poisson dans l’eau dit la baleine,
Des wagons de sirènes
À la peau Grace Bumbry,
Et ça crie,
Et ça roucoule,
Jeunes filles folles
Le cœur chaviré,
Ça tourne,
Il esquisse un pas de côté,
Parfois, il tombe
Comme à Gravelotte
Des tombereaux d’humains
Des Zodiacs en nuages crevés,
Des vélos qui ne font que passer,
Des frères morts,
Sur le dos,
Parce que là~haut,
Il fait trop chaud,
Langue de lave
Qui crépite,
Tant de volcans,
Coque noire,
Pulpe rouge,
Fruit foudroyant,
On dit aux enfants
Surtout ne touchez pas,
Lavez~vous les mains
Cultivez votre souffle
Fleur de sel
En votre jardin.
Feu grégeois
La curiosité
L’abîme,
Sel sur la coupure,
Mer,
Lunaire