Les serres

Le fruit à la beauté cachée sur l’étal
Enfleure de l’absolu de son parfum la main
Qui le distingue,
Le goût de sa seconde vie
L’épi dressé sur la chevelure tressée
Coquelicot affleurant sur le champ de blé
Les mains sur les hanches
Face à la haie d’aubépine,
Si petite osmie
Tailleur de pierre,
La pierre d’achoppement.
L’homme est sa carrière
On apprend parfois les nouvelles d’un monde
Nébuleux
En ligne droite
Les dieux sont tombés sur la tête
Sans fioriture,
Mystérieuse ampoule
Obturée sur son ambroisie
Amulette,
Sans pierre de Rosette,
Venue de l’au~delà,
Jetée,
Palombella rossa,
Mais décoction
D’arnica.
Garder son assiette
Quiétude du niveau à bulle
Avancer
Vous réjouissez notre cœur,
À l’heure entre tous~les~chats~sont~presque~gris et chauves~souris,
Petits éclats de vitrail qui brodez l’air,
Le surfilez,
Et nous,
Penchés à la fenêtre,
Qui recensons vos poinçons
Les moissonnons,
Feu follet d’artifice azuré,
Sans un bruit,
Juste nos petits cris de souris,
Éphémères lumignons
Comptés comme bonbons
Happés derrière les chars de Carnaval,
Oh merci à bouche fermée,
Le ciel à hauteur d’homme,
Et ses étoiles,
Lucioles.
Ici,
Au pays des hommes~courtilières
Casqués,
Lampe frontale soufflée,
Tout est possible désormais
Et ce n’est pas galéjade
De le dire,
Dans les jardinières
Les géraniums
Le cèdent
Aux luxuriants
Bananiers