ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2025

Éloquent loquet

Sortie de l’ombre au zoo de Londres
Une otarie glisse le long du rideau de fer
Un gorille par l’opération du graffiti
Uri Geller tord le store easy
Répare les torts fait au genre de ses frères
Qui filent à l’anglaise,
Le pavé, de l’autre côté de la grille
A un goût de paradis,
Changer à Tamise, ensuite la mer
C’est tout droit,
Il faut se dépêcher avant que la peinture
Ne sèche
Se dit Alice
L’otarie,
À minuit
Le rideau tombera
Et tout tombera à l’eau.
Sauf moi.
Sauf si Banksy

Mer de la Tranquillité

Midi moins dix

À parcloses

Si longtemps, pour cesser d’être la chiourme
De rêves tourmenteurs,
Ceux aux visages séduisants,
Ceux où l’on peut lire à livre ouvert
L’expression noire du rictus,
Image d’Épinal,
Les moins terrifiants.
Rangés dans le bestiaire
D’un intime catéchisme,
Nulle tromperie
Sur la marchandise
Transparents,
Ils sont
Ce qu’il paraissent,
On les longe,
À leur approche,
Une embardée,
Glissando,
Et dans le lointain,
Petit point,
Ils disparaissent.
Les autres.
Chargés de joyaux,
Jamais ne croulent
Comme la tortue, des~Esseintes,
Mais t’éreintent,
Dragon
Est l’encens des belles paroles
Qui t’attirent,
Frelon
Dans l’enivrant piège sucré,
Ce tain qu’ils polissent
Ainsi que lentille de phare,
La breloque de surface,
Insondable laque,
Miroir,
Fronton
De pelote basque

En mémoire

Comptine

Une souris
Petit rat
Exécute un entrechat
Ce ne sont que quelques mots, Don Patillo

Trou en tronc

Eau oxygénée

Vorace gueuse qui coule vers les bas-fonds
Alimenté sans trêve, four,
Modèle de prière perpétuelle,
Elle fait feu de tout bois, toi est son essence
De prédilection.
Elle pèse de tout son poids
Pour te lester
De son ancre.
Mais rouille,
Mesure du temps long
Consomme les maillons,
Teinte l’eau d’un bronze doré
Les poissons,
La tige envasée
Du nénuphar,
Naphte,
La bile
Passe par son intime
Charbon de bois,
Potable,
Atteint
La surface tranquille,
La transparence

Antennes