L’herbivore

Je suis un beignet
Dit le Dampfnudel pour tromper ma faim
Ô exquise arabesque compliquée d’un entrechat
Les délices de Pankow
Midi
Gargantua sur la ligne de départ
Au soir, un petit point
Par l’exercice ?
Parce qu’il est loin ?
Et que je ne vois rien
Noir et blanc
Deux couleurs, une partition
L’espace, comme le silence entre les lettres,
Coraux de la phrase entre les sillons du sable
Affleurant
Pixels~tesselles, de l’eau écarlate qui éclaircit le charbon
Sans le recours au Dolmetscher
Pas un mot en écran
Entre le cœur
Et la photo,
Gilbert Garcin en son oursin,
Poésie
La nuit déroule son écran, kakémono
Lucioles, les diapos
Vif~argent
Il demeure
Père
De la mère
De ma mère,
Dans le caveau qu’il a taillé,
Et qu’il partage
Avec son Elle,
Dans le regard,
Il reste,
Parmi les pierres jeunes,
D’un noir plein de sève,
Quelques stèles
Dans son style
Qui s’érode,
Et lichen gris et jaune
Qui comble les creux,
Comme on restaure au pinceau
Le vernis assombri
D’un tableau,
Grises,
Mie bise,
En remontant
Les allées,
Le temps révolu,
Jusqu’au laurier luisant,
Velum bruissant
Dans le cimetière