ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2025

Midi

Garder son assiette
Quiétude du niveau à bulle
Avancer

À la jonction

Vous réjouissez notre cœur,
À l’heure entre tous~les~chats~sont~presque~gris et chauves~souris,
Petits éclats de vitrail qui brodez l’air,
Le surfilez,
Et nous,
Penchés à la fenêtre,
Qui recensons vos poinçons
Les moissonnons,
Feu follet d’artifice azuré,
Sans un bruit,
Juste nos petits cris de souris,
Éphémères lumignons
Comptés comme bonbons
Happés derrière les chars de Carnaval,
Oh merci à bouche fermée,
Le ciel à hauteur d’homme,
Et ses étoiles,
Lucioles.
Ici,
Au pays des hommes~courtilières
Casqués,
Lampe frontale soufflée,
Tout est possible désormais
Et ce n’est pas galéjade
De le dire,
Dans les jardinières
Les géraniums
Le cèdent
Aux luxuriants
Bananiers

L’apiculteur

Midi, dans l’ascète de l’ogre

La Beauté seule nourrit à en défaillir 
Pour l’équilibre 
Tous les autres pains,
Dont le corps se charge
Et brûle

Viatique

Tour de rouet,
Retour à son univers,
La baleine.
La faim,
Du prasin
Des prairies
Sous~marines,
Du besoin d’air,
Elle a sa liste à la main,
Chalut abandonné
Sur le plancher des lamantins,
Son filet,
Quelques baleines de parapluie,
Pour remplacer le fanon manquant,
Parer à la carie,
Aller chez le coiffeur,
Cent fois s’il le faut,
Demander
Edward aux mains d’argent,
Car il faudra cheveu après cheveu,
Que chacun soit coupé en quatre,
Au cordeau,
Sur le fauteuil,
Prendre des nouvelles du monde
Léger,
En donner du concombre de mer,
Du bigorneau,
Du rire en saccade des dauphins,
Edwards sourit
Et ne dit rien,
Figaro,
À la voix d’or
Elle ne sait pas si elle parle bien

Chambre anéchoïque percée à jour

Jardin suspendu

Glissando, midi

La rue nourrie des pleurs d’un bébé agacé,
Pellicule de la sueur
En goutte de rosée
Sur la minuscule coquille
De sa lèvre supérieure,
Son monde,
Sa mère penchée inquiète,
Le ciel sans la nuance d’un nuage,
S’y reflètent,
Infime bille de verre,
Le babil la rompt,
Le landeau
Passe

Passé le Sîq

Pinacothèque