La valse
par marronbleu
Le vent circule
Chargé d’orage dernier
La fougue au soir d’hier,
Au passage ciselée
Une porte claque
Puis celle qui lui fait face,
Deux lavandières sur le pré
De part et d’autre plient un drap,
La poussière soulevée étend son nuage
Le déplace au gré du remuement
La laine sous le lit pousse ses moutons sur le tapis,
Les plantes vertes en cheveux renouent
Avec leurs sœurs des forêts pluviales,
Mais le pot de terre lourd retient
Leurs emportements,
Les pieds contraints,
Lotus d’or,
Ô l’air,
Qui abaisse la chaleur
Comme de l’ours le montreur,
Le bras griffé