Silhouettes

par marronbleu

Elle a la légère arcure
De la Madone longiligne,
Ivoire en croissant de lune
D’où elle jaillit,
Pointe d’une vague,
De la défense éléphantine,
Où la vit en esprit le ciseleur,
La statue à la courbe lasse,
Voussure des ans,
Grès pris dans le rêt des mousses,
Au rose dissipé,
Es~tu Hubertus ?
Sans nom,
La parole,
Suspendue aux lèvres
À la pierre rongée,
Comme un stigmate
Le silence,
Le vent le rompt
L’électuaire,
Et
Le temps