ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2025

À tous les étages le bonheur

Die kleine Kiefer
Höher wachsen die Zirben
Himmel und Erde

Silhouettes

Elle a la légère arcure
De la Madone longiligne,
Ivoire en croissant de lune
D’où elle jaillit,
Pointe d’une vague,
De la défense éléphantine,
Où la vit en esprit le ciseleur,
La statue à la courbe lasse,
Voussure des ans,
Grès pris dans le rêt des mousses,
Au rose dissipé,
Es~tu Hubertus ?
Sans nom,
La parole,
Suspendue aux lèvres
À la pierre rongée,
Comme un stigmate
Le silence,
Le vent le rompt
L’électuaire,
Et
Le temps

Matin du ballon sur la dune endormis

La nuit roulent les ballons de plage

L’allée

Dans le vestibule où croît le vert à la sève sombre
Des hostas,
L’éclaire la floraison des hampes blanches,
Les pétales à l’émail de la rosée,
De ce cresson, les pieds de grès déchaux d’un saint
Sans nom,
Es~tu Hubertus ?  l’adresse à la pierre orante usée
Non loin de bois souriant, Bouddha, son diptyque
Repose, au simple socle

Le baiser sur le front

Midi

Ort
Oort, nuages
Edel weiss,
La nacre des visages,
Ombre grège des ombrelles en belle~de~jour
Au soir, liseron,
Plissé~soleil en éventail
Clos
La fontaine de grès au frais clapotis
Verse aux quatre coins cardinaux
Son filet d’eau
Qu’incline la brise parfois,
Il est si ténu

Lumen

D’un pré ensoleillé
Mousse de jeunes fanes de carottes,
En un éclair l’éclat de l’aile de la tourterelle
Qui chatoie,
Champ de lin,
Étoffe pastel,
Le ciel,
Jeeves ouvre les yeux,
Nymphéas, en lanterne magique

Vers la nuit

Fata morgana