Halb~traum

par marronbleu

Les paupières carguées fort

Sur les yeux,

Tu bâtis ta chambre noire,

Ampoule rouge,

À l’image de celle cierge perpétuelle

Qui brûle pour les tabernacles,

Laisse se fixer le songe

Avec lenteur,

La fleur de nénuphar

Des boues de la nuit

Entre les rayons de l’iris,

Qui monte,

Ballon d’hélium et ombilic

De bolduc,

Ebru marbré dansant dans l’eau

Qui se feuillette,

Verre de Murano

Nappe en son damas

Qui se trouble

Au matin,

Main de la devineresse

Qui calme la surface

Du bol aux oracles,

Efface les prémonitions

En leurs extrêmes

Qui dégondent le cœur

Et le fracassent,

À l’aube cette sueur

Qui perle au coin de l’œil

Emporte sa débâcle

La larme est claire,

Pressée de sa roche,

La suie du rêve

Diluée

Le castelet

Du théâtre d’ombres

Fond,

Les décombres

Du rêve,

Kitège

À ses sirènes

Retournée