ce que vos yeux vairons

Mois : janvier, 2026

Esse

Dans le creuset fond la géode améthyste,

Sang de taureau, feuilles de jade, perles d’onyx

Chou rouge, gemmes

Ailes

État d’âme

La Poste les saisit au lasso, les expédie 

Les affaires courantes

 

Le pope la bénit, l’envoie ad patres

Lettre morte

 

Cataractes

Arlequin à la loupe, Riquet à la houppe

Forêt Noire

Anatomie

Tanique henné sans motif, brou des pommes grises

Qui bronze les mains, jusqu’aux poignets un Rodin

Qui épluche

Révolution

Les arbres marqués tombent,

Morcelées l’écorce,

La croix indélébile à la bombe,

Ce jour,

Où l’on se résume

À ce seul tronc,

Sans le couvert

Des feuilles,

Des aiguilles sans point de rouille,

Des pommes amères,

La lutte contre l’exécration,

Les chats envahissants et leur vie de chien

Le regret de ceux qui ne viennent pas,

Qui ont humé l’asile sans fondation,

De la rencontre,

Carré de moelle ligneuse

Avec la lame

Du Förster.

Tout le reste,

Deux points à la ligne,

Le début

Le rebut

Est de petit mystère

 

 

Par palier

Redoute pour elle,

Jusqu’à ce bât,

L’irisation

Qui pourrait la crever,

La bulle.

En sa paroi,

Les troménies,

La fontaine miraculeuse,

La traîne en long phylactère de soie

Qui épouse fidèlement le contour

De chaque marche

Vers le sommet,

Les lys et l’encens,

Chasuble prince

Quel est ton fief,

Nous sommes moineau

De l’année,

Buvons au calice

De cette écume

Dont nous ignorons

Le tréfonds.

Lagune,

Le souvenir

Retient les marbres immaculés,

Le coin de l’œil déjà,

La zébrure de la vase

Dont le lierre veine,

À fleur d’eau,

Le premier degré

Qui mène

Au palazzo

 

À  N. égrène