Jonquilles

Fines ombres
Qui s’entrecroisent,
Déposent le chalut
De leur gaze
Sur le vert neuf,
Les points de violettes
Qui veillent le cuir corrodé
Des fruits rongés d’hiver,
D’oublis,
Branchettes en coussin,
Oursin~l’~arbre~à~coings
Peigne le ciel
Peine, le mauve sacramentel
De la fleurette,
Sur la carne
Des gisants
Peau lisse, tu nais
Peau plisse, tu n’es plus
L’affaire est pliée
Il n’y aurait
Son cyclopéen écran, l’œil noir
Et sa débâcle d’images,
Au salon dans son naos, télé
Et sa consanguine
Débit de lâcher de barrage
Sans angoissant temps mort
Ni bruit blanc à la cuisine,
Le chat qui mue
Le bourgeon de février
L’eau qui se rue, traverse hors les clous
Et bat la campagne,
Les jarrets,
Les soubassements,
Les rus qui enflent comme animaux de fable,
Bougnat, rayé de l’annuaire
Au pilon l’annuaire de papier,
On pourrait croire
Qu’il est venu le temps
De retomber
En enfance,
Trois petits singes
Sur l’étagère,
Celui qui a les mains
En écouteurs
Sur les oreilles,
Seul, avec les battements
De son coeur