Dioramas

par marronbleu

Dans l’araignée

Loin des remous d’ambre de l’huile

Le bestiaire de pâte foudroyée

À la coulée,

Pièce unique,

Chaque forme se distingue d’une crête frite,

D’un appendice,

Mélusine vague

Vénus de Brassempouy,

Les classer par famille,

Les tentaculaires,

Les lisses,

Les Bosch

À la crevette,

Le fil rose,

Kraken

Krapfen

 

Lent travail, bercée

Dans le carrelet tendu,

La pâte laiteuse

Et ses concrétions,

Le champ de fleurs

Affleure, Ophélie

À la surface,

Pâte de papier humide,

Impression à la violette,

Comme révélée

À la lumière de tabernacle

D’une chambre noire

 

De la fenêtre de ma chambre,

Deux coupons sans couture apparente,

Le ciel bleu siamois du vert

De la prairie

Dit l’été ,

Les agrès se balancent au portique

La corde,

La balançoire,

Le trapèze

Mon frère,

Aussi atèle que gibbon

Le couvre de ses attentions,

Et caracole,

Je sautille

Sous la barre

Un rond de terre stérile

De poule qui picore se forme

Le temps long du saut de l’ange

Qui ne vient pas,

Attendre,

Bras levé