Ici est là
par marronbleu
Sans reprendre son souffle
Le vent dont l’ison enfle
Rafle les branches encore lisses,
Si proche semble la mer.
Les cigognes en crucifix,
Fines comme lances
Albatros sans poids,
Scrutent l’état des toits
Rameau au bec,
Noisetier tors,
Chatons encore au sein
De la branche,
Et pollen doré
Ce sable qui a franchi
Le désert,
Ou celui de la dune
Qui se dévêt,
La nuit
Sur la digue,
Pris dans les cordes
De fer de la rambarde,
Il jouera,
Et l’on prendra un foulque
Qui buccine sur l’étang
Pour corne de brume,
Le tuile,
Le velours étouffé
D’un chat~huant