ce que vos yeux vairons

Catégorie: 1944

01/06/2024, l’esprit de l’escalier

Tu es arrivé,
Il faut sauter
Hans.
Quand es-tu parti,
Que coïncide cette heure, supra,
Avec ton intime précis ?
Pour savoir,
Se faire saumon,
Remonter le cours de l’histoire,
La case départ,
Celle qui est sans valeur,
Sur le plateau de jeu,
Mais avec guichet,
Et carnet à souche,
Le prix est affiché,
On ne marchande pas.
À l’électricien,
À son impuissance,
Tu demandes,
Secouant les filaments de l’ampoule,
Ce qui ne va pas,
Avec l’amont,
Les années-lumière
De la centrale
Épuisées,
Au moment où tu parles,
Depuis bien avant
La mesure du temps.
Mais tu ne l’avais pas remarqué.
En retard d’une guerre

Excalibur

Shuriken, une fleur,
Lancée contre un mur, perdue,
La laisser.  Perdue,
La retirer,
Un pétale reste fiché,
Entre tes doigts,
Le bras d’une étoile
De mer

La mer est rouge, six juin

Dans le lointain flotte
Légèrement maintenant
Le corps des feuilles, du
Papier bible, du
Rizla, linceul qui se colle
Sur les hommes de la
Grande Mattanza

« Allez les gars ! On progresse ! » Les barges

Je n’entends plus les
Garçons. Quelqu’un tond. Mais le
Cri, est demeuré

Est-ce ainsi qu’ils se
Donnaient du courage, sur les
Plages de Normandie

Syllogique, et sans ailes

Dehors, les hommes volent.
À la radio, un moineau
Donne la météo

Si je dis « dehors »,
C’est que je suis dedans, donc
Devenue oiseau ?

Sur l’eau

Hommes en bouchon, qui
Écrêtent les vagues, algues
Laminaires, bruns, noirs

Mer de la tranquillité

Barrière de corail
Rouge, posidonie kaki,
Hommes, chair à poisson

Mattanza

La mer reste au loin
Ne veut pas être mêlée
À cette écume rose

La plage

Ils flottent, Benjamin
Dans Le Lauréat
, mer, rouge,
Orgue de Barbarie

Juni

Figue de Barbarie
Epines éteintes, les yeux de
Hans et d’un rosier